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20 mar.

Pendant ce temps, à l'autre bout du monde...


Piemelon Bay, depuis les hauteurs d'Onetangi

Je sais, et ne me dites pas le contraire, que certains sont envieux, voire éprouvent une sorte de jalousie à me savoir de l’autre côté de la planète (profitant ainsi de tous les avantages de l’hémisphère Sud à cette période de l’année), dans l’un des plus beaux pays du monde. Pour ceux-là, et pour ceux qui n’aiment pas les beaux paysages, vous pouvez dès à présent passer votre chemin.

Pour les autres, reportez-vous tout d’abord à la documentation en ligne (ici), afin de visualiser un peu plus aisément ce dont je vais parler, et parce qu’un peu de géographie n’a jamais tué personne. Bien. Tout le monde est là ? Nous pouvons commencer.

Il y a trois semaines, nous avions fait le tour de Rangitoto, cette île volcanique à à peine un quart d’heure de ferry du centre d’Auckland. En fait, ce n’est pas une île volcanique, c’est juste un volcan. En soi, ça peut paraître un peu étonnant qu’il y ait, comme ça, un volcan en plein milieu de la baie. Mais compte tenu du fait qu’il y a une petite cinquantaine de volcans à Auckland, c’est de suite plus banal.

Rangitoto a seulement 600 ans (c’est un petit jeune), mais n’est plus actif depuis sa naissance… il a fait éruption (haha), puis, épuisé par tant d’efforts, s’est éteint dans la foulée.
Du coup ce n’est pas très grand. En six heures on a eu le temps de flâner pour aller au sommet, pique-niquer en haut, faire le tour du cratère, redescendre jusqu’à la pointe Est dans une petite baie, faire une sieste et revenir au ferry en longeant plus ou moins la côte à travers la jungle. Le plus intéressant étaient les caves naturelles formées par la lave. A part ça, ça reste un volcan. Je préfère le Python de la Fournaise.

En revanche, rien a redire pour Waiheke Island. On est partis samedi en fin de matinée. Une demi-heure de ferry après, nous accostions sur l’île. Et là mes amis, une fois sur les hauteurs, les plages sont plus qu’alléchantes de baie en baie. L’eau est bonne, et je peux vous assurer que j’ai bien pensé à vous tous pendant que je marchais d’un pas décidé, la mine réjouie, de ma serviette à l’océan, toute enduite de crème solaire que j’étais (protection obligatoire, sinon, en dix minutes vous êtes assurés d’avoir pris le pire coup de soleil de votre vie –et je sais de quoi je parle.) Même les bigorneaux et bernard-l’ermites sont sympas ici. Tout le week-end, ça a été crapahutage pour trouver des petites criques, marche et auto-stop pour aller d’une baie à l’autre, nuit à la belle étoile dans un arbre sur la plage, petit déjeuner en face des vagues, et bronzage dans une crique pour nous tout seuls. Seule déception, impossible de monter à cheval sur l’île… Et ne pas avoir vu de pingouin vivant.
En reprenant le ferry, je me suis quand même dit que vivre sur une île, c’est sympa, mais on a vite fait le tour… Alors vivre sur une île dans une île…


10 mar.

Oasis Oasis Oh


Samoa, Ocean South Pacific. photo non-© me

My mistake. Mes nouveaux colocataires (Jerry et Jerry) ne sont pas Maoris, comme le laissaient penser la stature, les traits et les bras tatoués de celui qui nous a fait visité. Non non, ils sont de Samoa. La déception fut grande, moi qui me réjouissait déjà de pouvoir étudier le Maori dans son élément naturel, comme me l'avait conseillé Alice.
Ce n'est que partie remise, les indigènes ne sont pas comme les kiwis, ils courent les rues. Enfin non, ils ne courent pas, parce qu'ils sont trop corpulents. Il faut savoir qu’un Maori pèse en moyenne 150kg. Vu qu’ils semblent tous répondre à cette norme, j’en ai déduit que c’était devenu génétique. Ca leur apprendra à avoir fait disparaître le Moa, une autruche géante qui ne se doutait pas, stupide qu’elle était, que si un homme tatoué s’approche de toi, coutelas brandi, ce n’est pas pour te demander son chemin (en général). Bref.
Samoa, c’est pas si mal que ça finalement, parce que du coup, ça me rappelle un peu la maison, les îles, les repas tout ça… Ben oui, parce qu’on a mangé ce qu’ils avaient cuisiné (non, mais fallait faire honneur, vous comprenez pas ?), à savoir un faux carry de moules avec du riz. Des moules de Wellington. Des moules qui, il me semble important de le souligner, font la taille d’une grosse main. Sur ce, je m’abstiendrai de faire quelque commentaire que ce soit.
C’est un peu (un peu seulement) une nouvelle vie qui commence. Finie la colocation avec la Russe de 45 ans et ses instincts maternels («attends, je te montre comment faire la vaisselle»), fini le wifi sauvage sur les bancs de Vulcan Lane (une petite rue) –parce que maintenant, le wifi, on l’attrape directement dans la chambre-, finis les week-ends à chercher un nouvel appartement.
D’ailleurs, du coup, ce week-end, on va sur la Côte Ouest. Non, pas la série.


06 mar.

Quand ca veut pas...



La recherche d'un nouvel appartement prend plus de temps que prevu. Oui, prevu sans accent, parce que je suis sur un clavier qwerty, ce qui signifie "pas d'accent, pas de c cedille, et les lettres pas a leur place".
Alors, ca n'excuse en rien le fait que je ne poste pas regulierement, mais que voulez-vous? On est "busy" ou on ne l'est pas.
J'aimerai pouvoir vous raconter que j'ai vu des paysages a vous couper le souffle, seulement voila, on n'est pas sortis d'Auckland. J'aimerai vous dire que j'ai vu des Kiwis, que j'ai croise un felin aux dents pointues ou que je me suis battue avec un walaby, seulement voila, les kiwis sont en voie de disparition, le plus gros animal sans ailes est l'opposum et les walabys, ne savant pas nager, sont restes en Australie.
Si je veux croiser une bestiole une vraie, va falloir que j'aille plonger (oui Mul, c'etait au programme avant meme mon depart).

Bon, allez, promis, bientôt je vous mets les photos de Rangitoto, et un petit post sur la balade. Apres ca, j'attaque les choses serieuses.