La culture, ça fait mal à la tête - citation © manif' de droite

Madame, Monsieur, Petite Madame,

Par la présente, je souhaite vous faire part de toutes mes excuses. Pour avoir manqué à mon devoir de citoyenne française, même au bout du monde, par fainéantise et oubli (négligence plutôt) de faire les papiers nécessaires, je n’ai pas pu voter. Je me sens grandement coupable, et m’excuse platement devant tous ceux, qui, je les en remercie, ont voté Sego.
Certes, au premier tour, je ne savais tellement pas pour qui voter que j’aurai sûrement mis un bulletin Mitterrand. Mais hier, je dis pas qu’il fallait voter Sego, j’dis juste, fallait pas voter pour l’autre.
Quand j’ai réalisé que je pouvais voter depuis Auckland même, je me suis empressée de téléphoner à la Consule de France, qui m’a répondu très aimablement « ah mais non mais là c’est trop tard hein. Et puis de toute façon je suis pas dans mon bureau. Tuuuuut tuuuuut tuuuuut ». Pour le coup, je suis passée de me sentir coupable à me sentir dépitée. Et déprimée, en attendant le 6 Mai.

Et puis ce matin, je me suis ruée sur la TV pour savoir… Et j’ai failli pleurer. Mais comme j'ai pas voté, j'ai pas le droit de me plaindre. Alors pardon.
Je sais bien que ce n’est pas mon vote qui aurait changé quoi que ce soit, mais si tous ceux qui n’ont pas déposé de bulletin dans l’urne comme moi hier, l’avait fait, ça aurait pu faire une différence. Enfin, on va voir ce qu’on peut faire pour les législatives. Encore que, de toute façon, avec celui là comme président on n’est pas sorti de la verge, comme dirait l’autre. Plutôt de l’autre côté.

Sur ce, je m’en vais appliquer de ce pas les propos mêmes du futur (petit roquet) président : « Si vous n’êtes pas contents, personne ne vous oblige à rester ». Ah ben ça tombe bien !