12 mai.
Par SHOo, à 01:02
Dumb and Dumber (and Dumbest)

Samoanus torsus à poilus
Vivre à Auckland, en règle générale, coûte moins cher que vivre en France. Certes, il est plus aisé de manger de la junkfood que de vrais repas équilibrés, mais une fois les bons magasins repérés et la cure de peanut butter et d’Oreos faite, on s’en sort pas trop mal. Reste le problème du logement. L’immobilier est tellement hors de prix (deux fois plus cher en gros) que la colocation est passée dans les mœurs.
J’ai donc fini par partager un appartement avec 3 Samoans (plus Romain). Certes je n’aurai pas eu le loisir d’étudier les Maoris (pensez à rouler le R pour la prononciation), mais le Samoan, à mon sens, est tout aussi riche à observer.
Fiche technique :
Le Samoan se repère par plusieurs signes distinctifs :
-la carrure : Autant ces mous du bide de Maoris sont gras et flasques, autant le Samoan présente une peau ferme, une largeur d’épaules à faire soupirer les filles et une masse musculaire des plus imposantes. Et je vous mens pas, ils font tous plus de 100kg.
-les ornements : Du tour de bras au poster dans le dos en passant par les pectoraux et les mollets, le Samoan porte à merveille le tatouage. Ca doit être une marque de naissance, parce qu’ils ont tous de l’encre sous la peau.
-la couleur de peau (tannée) et des cheveux (noirs) et la largeur des épaules, mais ça je l’ai déjà dit, c’est juste que j’en bave encore.
Bon, là je ne vous parle que du Samoan mâle, puisque j’ai eu tout un défilé à la maison. Les filles sont pareilles, mais en un peu plus léger, un peu moins tatouées je crois, et un poil plus fines. Je n’en ai pas vues beaucoup, mais il semblerait que le Samoan se plaise à s’accoupler avec des petites asiatiques frêles et hystériques, sauf mes flatmates, qui eux préfèrent visiblement les Européennes. Enfin, après, chacun ses goûts…


Traditions et comportement :
Il est un fait remarquable au sein de la communauté samoane : on a la fâcheuse tendance d’appeler ses enfants d’après un proche. Du coup, ils s’appellent tous pareil ! Ainsi, Pati s’appelle Albert pour honorer son cousin, le frère de Mia, lui-même s’appelant également Jerry d’après son oncle, le père de Pati. Déjà, c’est pas simple.
Autre tendance générale : il semblerait que pas mal d’entre eux aient fait de la prison pour calmer les ardeurs juvéniles de ces messieurs…
Et en parlant d’hardeurs et de juvéniles, nous arrivons à une autre coutume étrange : faire des enfants à tout va, dans des conditions plus ou moins sombres, mais plus ou moins excusées (selon eux) par le fait qu’ils ont tous un sacré penchant (tellement qu’ils en tomberaient) pour les sorties nocturnes plutôt bien arrosées, sur fond de R’n’B (« shake that ass girl »).


Alors il est vrai que ça peut faire un peu peur comme ça, partager un appart’ avec trois de ces espèces de colossaux bad guys.
Seulement voilà, tel Samson et ses cheveux, les Samoans ont leurs points faibles qui font s’effondrer tout le mythe. Ils écoutent du Elton John (et autre chanson d’amûûûûr) qu’ils chantent langoureusement quand ils vont au karaoké. Et s’ils se déchaînent un samedi soir, ça ne les empêchera pas d’aller à l’église comme tous les dimanches matin. Et laissez-moi vous dire qu’un Samoan en costard, c’est hot. Pardon, je m’égare. Enfin, en costard normal, parce que j’avoue que je ne suis pas plus sensible que ça au costume + traditionnel (veste de costume et… pagne long –ouais, jupe quoi).
Je passe plein d’autres petits détails comme le fait qu’ils ne savent pas vraiment compter (voir post à venir sur Wellington), qu’ils excellent en xbox mais renient Nintendo, sont super nuls en anatomie, et qu’ils sont fans de rugby.
Mais c’est tellement facile de vivre avec eux. Je passerai des heures à les regarder être eux-mêmes… Et quand ils rient tous les trois, je les aime.