25 fév.
Par SHOo, à 10:09
Résumé des épisodes précédents

Astro à Singapour
Comme promis, c'est l'heure pour un petit flashback un mois en arrière. Un voyage commence généralement quand vous planifiez de partir, voire un peu plus tard quand vous bouclez vos valises. Dans mon cas, le voyage a commencé quand j'ai passé la porte pour aller en salle d'embarquement, pas avant. Parce que je suis pas très forte en "au revoir". Et parce que je partais à l'autre bout de la Terre mine de rien (je pouvais pas partir plus loin, après ça s'appelle revenir). Et que partir loin, on se rend pas bien compte comme ça, mais en soi, c'est un peu flippant. C'est vrai, je vous entends déjà dire "rho mais c'est juste pour 4 mois" ou bien "d'autres l'ont fait et ils sont pas morts pour autant" (sauf au Sri Lanka), mais je vous répondrai "n'empêche".
Donc. Le 23 janvier, je m'en allais d'un pas chargé (par une valise de 25kg) à l'aéroport de Nice pour rallier Paris. 6h30 du matin, petit lever de soleil dans l'avion, et me voilà à Paris.
"La température au sol est de -3°C, nous vous souhaitons un agréable séjour". Tu parles. Je réajuste mon écharpe, et m'en vais retrouver Romain au Terminal 1 (Romain, pote de promo qui partage l'aventure avec moi n.d.l.r). On s'installe dans l'avion, découvrons avec joie nos jouets pour faire passer le temps plus vite, à savoir une télécommande dans l'accoudoir et un écran personnel incrusté dans le siège de devant: c'est films à volonté, séries, documentaires, musique et jeux vidéos -j'ai déjà hate de faire le trajet retour juste pour finir Mario-. Prochain arrêt: Singapour. Mais pas tout de suite, dans 12 heures.
"La température au sol est de 26°C". Seulement, il n'est que 7h du matin, et la journée s'annonce donc chaude. Et pas qu'un peu. Une chaleur moite désagréable qui vous pousse dans le premier Mall que vous trouvez. Ca tombe plutôt bien, y'en a partout. Des gigantesques, la taille de deux patés de maisons au moins. Tout climatisé. J'ai quand même pris quelques photos, parce que j'ai oublié de vous le dire, mais l'escale à Singapour-la-vilaine (c'est vrai, c'est pas très beau, c'est tout plein de gros buildings avec des grues dessus, et gris de pollution) a duré 15 heures. Ce qui laisse le temps d'aller faire les magasins et tenter de visiter un peu. Avant de reprendre l'avion, on s'offre une petite pause détente massage des pieds dans une machine spécialement conçue pour vous broyer les maléoles à mon avis. C'est bête, on a su après coup qu'il y avait un coin douche dans l'aéroport et franchement, ça aurait pas été de refus.
Nous voilà de retour dans l'avion, parés pour regarder les films qu'on a pas eu le temps de regarder au trajet précédent, et essayer de dormir un peu en fin de compte (à cause de ces stupides histoires de décalage horaire). Auckland n'est plus qu'à 10 heures d'avion maintenant.
"The ground temperature is 23°C", il est presque midi heure locale, on est le 25 janvier (on ne sait toujours pas où est passé le 24).
Nouvelle mission: trouver Glen, mon tuteur de stage, qui est venu nous chercher.